Rédigé par : Frédéric Fannière

Lettre d’information n°3 – Informatique de l’architecte et du bureau d’études

Le courant qui a tendance à progressivement s’enraciner de nos jours dans le secteur du bâtiment, par la mise en place d’une maquette numérique du bâtiment (BIM), et sur lequel nous réfléchissons et discutons depuis un certain temps, s’avère déjà être un élément clé d’un autre secteur d’activité, et à une toute autre échelle, celui de la mécanique. Cela fait maintenant plus d’une vingtaine d’années que le secteur de la mécanique s’est approprié les outils complexes de la CAO, de la CFAO et de la GMAO. Toutefois cette intégration fut relativement facilitée par un facteur que l’on retrouve rarement dans le bâtiment : celui de la recherche d’un intérêt commun ayant pour objectif une rentabilité maximale pour le possesseur de la marque de l’objet mécanique. Or dans le bâtiment, nous sommes dans un tout autre contexte.

Le BIM face aux spécificités du bâtiment

Tout d’abord un projet est toujours unique, contrairement à l’industrie, où la série est le maître mot de la productivité. Ensuite les acteurs collaborant autour d’un projet sont de nature hétérogène, par la taille de l’entreprise, les méthodes de travail, les outils utilisés et les objectifs recherchés : l’architecte, étant souvent le maître d’œuvre, a pour mission intrinsèque d’être garant du ‘beau’ et du ‘bien’, autrement dit du désir de réaliser une œuvre qui lui permettra de se démarquer, grâce à son nom, des réalisations concurrentes. Les BET (Structure, HVAC, etc..) n’ont certainement pas les mêmes aspirations et s’orientent donc vers une approche clairement différente de l’utilisation des outils de conception de projet.

Les deux pôles que sont les maîtres d’œuvre et les maîtres d’ouvrage ont des intérêts divergents. Rarement intégrés dans la même entité, ils abordent de façon différente l’approche de la maquette BIM. Les maîtres d’œuvre, utilisant les outils logiciels pour réaliser la maquette BIM, le font avant tout pour des raisons de productivité. Chez les maîtres d’œuvres, deux types d’entreprises utilisent aujourd’hui les principes, la méthodologie et les outils numériques BIM. Soit les grands groupes car cela leur permet de faire travailler leurs équipes sur le même modèle, de l’avant-projet au DOE, et d’avoir la même base de données. Soit les tout-petits, qui eux travaillent avec le modèle BIM de l’esquisse au PC, puis rebasculent sur des méthodes plus traditionnelles dans les phases post PC, avec échanges de fichiers DWG voire PDF entre les différents corps de métiers, où chacun ajoutera sa part de travail sur le document qui, in fine, sortira sous format papier… Le DOE aura alors une fiabilité « TQC » qui sera pour le moins variable ! Et jamais directement exploitable à cause de son manque de disponibilité en format numérique.

Les cabinets d’architecture s’équipent aujourd’hui en outils de conception BIM partout dans le monde. On estime à 40% les architectes qui en sont équipés, mais seulement 3% à 5% seraient des utilisateurs en mode BIM du potentiel de ces nouveaux outils. Le peu d’offres de logiciels satellites interopérables avec la maquette BIM ainsi que le manque de méthode de travail et d’acteurs formés à ces technologies expliquent la faible utilisation du BIM.

Quels sont les freins au développement de la maquette numérique chez les architectes ?

Principalement, c’est leur méconnaissance qui est en cause. Ils ont souvent entendu parler de la maquette numérique mais elle leur a été mal présentée et incorrectement valorisée. La plupart la perçoivent plus comme une contrainte extérieure que comme un outil bénéfique pour eux. C’est parce qu’ils n’en exploitent qu’une partie, à savoir l’expression visuelle, celle du rendu 3D pour le concours ou la réponse à l’appel d’offres, qui en réalité n’est pas une maquette numérique.

Ceux qui ont déjà travaillé en mode BIM, en revanche, connaissent bien ses potentialités. Ils savent que grâce à ce nouvel outil, ils peuvent gagner du « temps de liaison » entre les bureaux d’études, ou bien avec la MOA. Dans le contexte actuel où les exigences économiques et de développement durable sont de plus en plus grandes, et donc les dossiers de plus en plus complexes à monter, la maquette numérique devient d’autant plus pratique et nécessaire.

Frédéric Fannière

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Sena Sepik
En tant que chargée de marketing et communication chez REFSA, je crée des contenus éditoriaux pour transmettre des informations utiles et actuelles aux acteurs de la construction et des infrastructures. Je facilite la compréhension de nos solutions BIM/CAO et mets en lumière la manière dont REFSA peut contribuer concrètement aux projets et aux métiers des professionnels du secteur.

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